Violences conjugales – Supporter l’insupportable ?

Written by on 18 mai 2016

Quand on parle de violences conjugales, on y associe le plus souvent les violences physiques et sexuelles.   Mais le poids des mots n’est pas à négliger .

On dit que les mots peuvent parfois faire plus mal que les coups. Les blessures liées aux paroles toxiques vont s’inscrire durablement dans la mémoire du corps et dans l’imaginaire de la personne, conditionnant ses comportements et ses habitudes de vie. Le plus souvent de nature inconsciente, donc difficile à répertorier, ces types de messages provoquent l’apparition de doutes, de peurs, d’angoisses, de culpabilisations, majorées par des sentiments d’impuissance et de non-estime de soi. ”

La violence verbale, qu’est-ce que c’est ?
Mais de quels types de messages parle-t-on au sein du couple ? Des cris, des reproches, des critiques, des insultes, des humiliations, des dénigrements, des menaces, de la dévalorisation mais aussi des silences… Toutes les paroles et attitudes qui vont “déguiser et amener la destruction de l’autre”,  La violence verbale est ainsi inévitablement corrélée à la violence psychologique. “.

La preuve qu’il s’agit là d’un phénomène fréquent. On a tendance à banaliser ces comportements, et pourtant : “Beaucoup pensent que les violences verbales seraient moins graves puisqu’elles ne laissent aucune blessure apparente. [Mais] les conséquences sont importantes, elles sont aussi néfastes que celles des autres violences”.

L’importance de l’identifier dès le début

C’est pourquoi il convient d’identifier dès le début ces comportements et de ne pas les laisser passer : “La pugnacité d’un message, sa force vive à détruire et le malaise ressenti en soi seront les premiers signes à alerter la personne du fait qu’elle devienne victime d’une agression, analyse Valeria Salomé. Quand la communication s’alourdit par la pratique répétée, abusive même, de l’ironie, de la moquerie dévalorisante, du mépris, d’un trop plein de questionnements ou quand les phrases construites à base de ‘toujours’ ou ‘jamais’, ou celles qui imposent le ‘tout’ ou ‘rien’ sont présentes dans le dialogue, il sera souhaitable de prendre position, car le conflit entre les conjoints est déjà présent. ”

Sans compter que l’auteur de la violence a la capacité de “détourner la parole à son profit pour valider son comportement comme inévitable et tout à fait adapté à tel ou tel situation. Par exemple mon mari est violent avec moi, alors que cette meme personne a des paroles violentes a l’encontre de son conjoint.
Il aura ainsi un comportement dominant, tout-puissant sur sa victime. C’est un expert en transfert de responsabilité, qui va mettre en place ce mécanisme pour rendre l’autre coupable et/ou responsable, ce qui deviendra intolérable et inacceptable pour le propre équilibre interne d’autrui. ”

Qui est concerné ?

On peut retrouver des “facteurs aggravants” : chez les victimes, des violences subies pendant l’enfance ou l’adolescence “qui vont impacter la sortie de la violence et leur reconstruction”. Le fait d’être dans une situation socio-économique défavorable rend également plus difficile cette sortie, les femmes étant sous l’emprise financière de leur conjoint. Chez les agresseurs, on retrouve le fait “d’avoir subi ou été exposés aux violences conjugales”. Mais cela ne veut pas dire que toutes les personnes qui connaissent ces situations vont forcément devenir victimes ou auteures de violences.

Toute violence relève d’un processus. Un comportement violent est la résultante des expériences traumatiques vécues directement ou indirectement par la personne tout au long de son existence, mais surtout au début de sa vie. Nous savons aujourd’hui que ces traumas des abus vécus durant l’enfance et l’adolescence sont le terreau fertile de la victimisation à l’âge adulte. ” Il est par ailleurs intéressant “d’analyser la situation du récepteur de violence, qui accepte de rester dans une relation qui lui porte préjudice. Les pistes sont multiples : je garde le lien par peur de la solitude, j’ai juré d’être fidèle, parce que je l’aime je crois qu’il va changer, je vais réussir là où mes parents n’ont pas réussi…” Sans oublier que la victime peut à son tour devenir violente, “en réponse à la violence reçue”.

Dieu est proche de vous
Car l’Eternel est proche de ceux qui ont le coeur brisé. Il sauve ceux qui ont un esprit abattu. (Psaume 34 :19, SEM)

Dieu est avec vous
Ne crains rien, car je suis avec toi; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante. (Esaïe 41:10)

Dieu vous fortifie
Tu nous as fait éprouver bien des détresses et des malheurs; mais tu nous redonneras la vie, Tu nous feras remonter des abîmes de la terre. (Psaume 70 :20, Sem)

Ces moments difficiles ont une date d’expiration !
J’estime d’ailleurs qu’il n’y a aucune commune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous. (Romains 8 :18)

Ne lâchez pas!
L’amour couvre tout: il souffre, endure et pardonne. Il sait passer par-dessus les fautes d’autrui. Aimer, c’est faire confiance à l’autre et attendre le meilleur de lui, c’est espérer sans faiblir, sans jamais abandonner. C’est savoir tout porter, tout supporter. (1 Corinthiens 13 :7, PVV)

Pardonnez
Soyez bons et compréhensifs les uns envers les autres. Pardonnez-vous réciproquement comme Dieu vous a pardonné en Christ. (Ephésiens 4 :32, LSG)

Choisissez l’amour
Avant tout, veillez à ce que votre amour réciproque ne se refroidisse pas. Rappelez-vous que « l’amour couvre bien des fautes ». (1 Pierre 4 :8, SEM)

Malgré tout, honorez votre conjoint
Que chacun respecte le mariage et que les époux restent fidèles l’un à l’autre, car Dieu jugera les débauchés et les adultères. (Hébreux 13 :4, SEM)

Souvenez-vous de vos voeux
Quant à vous, que chaque mari aime sa femme comme lui-même, et que chaque femme respecte son mari. (Ephésiens 5 :33, SEM)


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